ACTUALITÉ

L’auteur sera prochainement présente aux événements suivants :

 

4e édition du
SALON DU LIVRE TOUT PROCHE
A la rencontre des auteurs du Brabant Wallon
Château de La Hulpe
Dimanche 15 octobre de 12 à 18h
organisé par la Province du Brabant Wallon - Entrée libre
https://www.facebook.com/lelivretoutproche/

SOIREE LITTERAIRE dans le cadre de la 2e BIENNALE DE LA CREATION sur le thème Fertilité & Fécondité organisée par le Centre culturel de Gembloux
Mercredi 18 octobre à 20h
Espace Ephém’Art rue Notre-Dame, 15 à  5030 Gembloux
en compagnie de Michel Torrekens, journaliste au journal Le Ligueur et auteur de nouvelles et d’un roman,
et de Xavier Vanvaerenbergh, directeur de la 
Maison d’Edition KER

Découvrez l'interview publié dans BRUXELLES CULTURE le 01/10/2017 dans l'onglet PRESSE

 

A l’occasion de la sortie de mon dernier livre « AU FIL DE SOI, L’illusion d’une passion », j’ai eu le plaisir d’être invitée à participer à l’émission « De vous à moi » sur la radio AraBel et d’être interviewée – à l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles – par la charmante journaliste Françoise Royer. Pour écouter cette émission : https://soundcloud.com/arabelfm/myriam-buscema

 

ou via la page Facebook de l’émission : https://www.facebook.com/emission2vousamoi

 

AU FIL DE SOI, L'illusion d'une passion  :

                    > en savoir plus
 


 

 

 

BRUXELLES CULTURE

 

 octobre 2017

Brussels Diffusion asbl

Contact et abonnement : pressculture4@gmail.com

 

RENCONTRE : MYRIAM BUSCEMA

Entre amour de la vie et passion de l’écriture, Myriam Buscema balance, à la recherche perpétuelle de l’harmonie et de rencontres qui peuvent enrichir le quotidien. Loin de se focaliser sur des rêves inaccessibles, elle aime les joies simples, les plaisirs à portée de main et tout ce qui transporte l’être humain loin de la banalité du bitume. De ses origines italiennes, elle puise un dynamisme et une force de vivre qui façonnent sa personnalité et qui émerveillent ceux qui la fréquentent. Auteure de quatre ouvrages, elle y parle abondamment de l’intériorité féminine, de sa vie de femme, et de son amour immodéré pour… les chats. Deux sujets qui sont les boussoles de ses conversations et qui alimentent l’essentiel de ses débats. Une artiste actuelle, sans chichis et bien dans sa tête ! Rencontre.

 

Quelle est votre formation ?

J’ai commencé des études secondaires en arts décoratifs, parce que ma mère me trouvait créative. Après deux ans, je n’y voyais pas ma voie et j’ai bifurqué dans la même école vers des études commerciales. Comme je n’avais pas fait de latin, je ne pouvais pas poursuivre au lycée. Restant sur cette trajectoire que je n’avais pas vraiment choisie, mais comme ça se passait bien, j’ai décroché un graduat en secrétariat de direction à Lucien Cooremans à Bruxelles.

A quel moment avez-vous ressenti l’envie de devenir écrivain ?

Au cours desdites études secondaires, j’ai eu la chance de croiser celle qui allait faire germer la petite graine… un merveilleux professeur de français. De cette rencontre et de cette profonde amitié, qui durent depuis un demi-siècle, sont nés l’amour de la littérature et celui des mots. L’écriture est devenue pour moi un mode d’expression. Depuis, je n’ai jamais cessé de remplir carnets de notes, de pensées, de récits que j’ai conservés dans une malle au grenier et qui sont devenus ma matière, ma pâte.

 

Comment est né votre premier livre et de quoi traite-t-il ?

Je répétais souvent que j’allais écrire et, à un moment, je me suis dit : il faut cesser de le dire, il faut le faire ! Pour commencer, j’ai choisi ce qui me semblait le plus simple : parler de mes compagnons de prédilection, les chats, ces princes du bien-vivre, ces êtres de grâce et de sagesse. J’ai raconté, en les inscrivant dans le contexte de ma vie, les histoires, belles, surprenantes et finalement d’amour, que je vivais avec ces petits êtres d’exception, mes bonheurs félins. Le résultat a été « Des chats, une femme ».

 

Vous souvenez-vous des réactions des lecteurs ?

J’ai consigné tous ces commentaires dans un carnet à la couverture veloutée… « Outre l’histoire des chats, en filigrane se déroule ta vie. Ton écriture est féline. Elle ondule, sa lecture est presque une caresse. » « Ô Myriam ton livre est émouvant et tendre, de toute beauté, merci. Tu es la tendresse même, l’avais-tu déjà avant de connaître les chats ? »… Et je ne peux passer sous silence le mot de mon professeur d’anglais de l’époque : « I started reading your book and once I started I could not leave it. The way you tell stories is really fascinating. It is not a book about cats. It is not a collection of stories about cats. It is a book of love. Even more : it is simply love. »

 

Avez-vous besoin d’un rituel pour rédiger ou êtes-vous capable de mettre par écrit vos émotions n’importe où et à n’importe quel moment ?

J’écris en effet avec mes émotions. Quand j’entre en écriture, j’ai besoin d’une totale disponibilité et j’y consacre une grande partie de mes congés. J’écris chez moi. Je m’installe devant la porte-fenêtre qui regarde le jardin, avec mon papier, mon stylo et mes dictionnaires. Dans un premier temps, j’écris tout à la main. J’aime l’acte d’écrire. Mais les mots me suivent, car j’ai des carnets et des crayons partout pour noter ce qui peut surgir. Comme je photographie chaque page de mon manuscrit, quand un mot me vient, n’importe où et à n’importe quel moment, je peux tout de suite repérer l’endroit où j’ai envie de le placer ou de remplacer celui du premier jet.

 

Existe-t-il des thèmes récurrents dans vos oeuvres ?

Oui, sûrement ! Dans tous mes livres, on retrouve l’amour, des gens, des animaux, de la campagne où j’ai mon havre de paix depuis de longues années et celui de mon métier que j’ai la chance d’exercer dans le milieu artistique. Bien sûr, aussi, l’amour de la vie. Je suis une grande amoureuse !

 

Vous êtes également fort présente dans le domaine du théâtre. En quoi consiste cette seconde facette de votre personnalité ?

Mes études supérieures m’ont menée en première partie de carrière à occuper des fonctions d’Office manager dans plusieurs cabinets d’avocats de la capitale, puis en tant qu’assistante de direction dans une maison réputée. Mais il manquait à mon parcours professionnel une dimension humaine et artistique. Une bonne étoile m’a permis de rediriger ma carrière en mettant mon sens de l’organisation au service du théâtre, où j’ai vécu des expériences professionnelles palpitantes. Une fois le virus inoculé, je n’ai plus pu m’en passer. Je suis passionnée par la rencontre des artistes et acteurs du monde culturel et cette belle aventure dure depuis près de trente ans.

 

Y a-t-il un rêve que vous souhaiteriez concrétiser ?

Oui, vraiment ! Avoir une petite maison en Toscane, pour y ancrer mes attaches méditerranéennes. L’Italie m’émeut comme aucun autre pays. Par mon père, c’est le sang qui coule dans mes veines. Ce sont mes vraies racines. Je suis née en Belgique mais, lorsque j’arrive là-bas, je me sens chez moi.

 

Entretenez-vous des contacts avec d’autres auteurs ? Si oui, de quelle manière et dans quel but ?

De riches relations, qui se sont créées avec le temps et ma participation à de nombreux événements littéraires. Nous échangeons nos projets et nos expériences. Je fais relire mes manuscrits à certains ou j’effectue des relectures pour d’autres. On vient vers moi pour cet échange et j’apprécie cette confiance que l’on me fait. On se croise dans les foires du livre, comme par exemple au merveilleux Salon des auteurs du Brabant de Wallon, initié par la Province depuis quatre ans. C’est un plaisir de voir et savoir comment chacun évolue dans son activité littéraire.

 

Quel regard posez-vous sur le monde de l’édition en Belgique ?

Il me semble qu’il n’y a pas ou plus de grandes maisons d’édition belges. Et si certains éditeurs belges sont très difficiles quant à l’observance de leur ligne éditoriale, dans laquelle ils estiment qu’on entre ou pas, d’autres ne me semblent pas assez sévères quant à la forme. J’ai parfois entre les mains des livres que je trouve mal écrits. Trop sélectifs ou pas assez ? Comment les lecteurs s’y retrouvent-ils ? Et y a-t-il des éditeurs belges qui défendent vraiment leurs auteurs, qui se mouillent pour eux quand ils ne sont pas connus ? Je m’interroge.

 

Même si les étiquettes sont réductrices, dans quelle catégorie rangeriez-vous vos ouvrages ?

J’écris des récits de vie. Des récits de ma vie de femme. J’ai rencontré un jour un lecteur du sexe masculin, devenu depuis lors un ami, qui avait lu « Je n’ai pas donné la vie » et qui l’avait particulièrement apprécié. Non, l’étiquette n’est pas réductrice ! J’ai constaté aussi que de nombreux messieurs sont en fait de grands amoureux des chats, mais je suis bien consciente que j’ai davantage un lectorat féminin par le genre d’ouvrages que je publie. Les femmes s’y reconnaissent et sont extrêmement touchées par les sujets intimes que j’aborde.

 

Vous arrive-t-il d’être découragée et d’avoir envie de tout réécrire ou de tout envoyer à la corbeille ?

Non, jamais ! Je ne suis pas quelqu’un qui se décourage. Mais je retravaille beaucoup ce que j’ai écrit dans un premier temps. Je soumets chacun de mes manuscrits à un comité de lecture, composé à parts égales de trois hommes et de trois femmes, dont mon indéfectible professeur de français d’une sévérité inouïe mais précieuse comme l’or. C’est une somme de travail considérable. L’énergie pour sortir un livre, pour l’écrire mais aussi pour tout ce qui suit au niveau de sa promotion et de sa diffusion me fait dire presque chaque fois que je n’écrirai plus…. Mais ça ne dure pas : les mots, c’est ma vie !

 

A quelles difficultés sont confrontés la plupart des auteurs belges ?

Vaste question ! Le domaine de l’édition est un monde assez fermé et il n’est pas simple d’y entrer, si on n’a pas un sauf-conduit. Le premier contrat qu’on vous propose est souvent minimaliste au niveau des conditions, qu’on accepte bien souvent telles quelles, trop heureux d’être publié. Et il faut énormément d’énergie et de ténacité pour participer à toute la partie diffusion, promotion, presse même, si vous voulez que votre ouvrage sorte un peu du lot. Toutefois, il faut d’abord avoir la chance de tomber sur la personne qui va être séduite d’emblée par ce que vous avez écrit, il faut un coup de coeur. C’est presque une question de chance.

 

Lequel de vos livres conseilleriez-vous à nos lecteurs pour faire connaissance avec vos travaux ?

« Au fil de soi, l’illusion d’une passion », c’est mon dernier bébé, avec une écriture très aboutie. Parce qu’on voyage au Maroc. Parce que c’est la rencontre de deux cultures. Parce que c’est une histoire d’amour. C’est aussi un chemin vers soi, comme son titre l’indique. Et j’aime partager ce qui est une expérience de vie, pour susciter la rencontre de soi avec soi-même. C’est un livre que j’affectionne fort et j’estime qu’il n’a pas la carrière qu’il mérite. Peut-être parce que, avec une amie, j’y ai inséré des calligraphies en arabe, qui sont les mots-clés du récit, et que je trouve tellement belles. Le titre qui orne la couverture en est également une et cela n’a peut-être pas bonne presse à l’heure actuelle. Ceux et celles qui l’ont lu m’ont pourtant dit l’avoir beaucoup aimé. Pour ces raisons, je le conseille pour entrer dans mon univers.

 

Etes-vous en train de travailler sur un projet ? Peut-on en savoir davantage ?

Oui et oui ! Ce sera un livre sur la solitude. Il y a la solitude extérieure et celle qu’on ressent. Une certaine forme de solitude a toujours été au centre de ma vie, pas nécessairement choisie, mais je la trouve extrêmement précieuse. J’ai beaucoup de choses à en dire. Je pense partir de moi, de ce qu’elle me dit pour l’élargir à tout un chacun.

 

Quels sont vos rapports avec Bruxelles ?

Après ma naissance à Mons, j’y ai passé une grande partie de mon enfance, mes études secondaires et supérieures, les six premières années de mon mariage et j’y ai fait du café-théâtre. Depuis une trentaine d’années, je vis à la campagne pour mon plus grand bonheur, mais je me rends encore à Bruxelles de temps à autre pour y rencontrer des amis, pour aller au théâtre ou découvrir une exposition. C’est un coeur qui bat, parfois trop vite …

  

Propos recueillis par Daniel Bastié